République du Niger

Ministère de l'environnement l'hydraulique et de l'assainissement

Au cours de son entretien-bilan, le ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement a éclairé la lanterne de ses concitoyens sur les actions phares et concrètes à fort impact sur le terrain menées par son département ministériel sur toute l’étendue du territoire national.
C’est ainsi que dans le secteur de l’environnement, des opérations de restauration à grande échelle, la cartographie complète des sols, l’inventaire national forestier, des actions d’amélioration du cadre de vie ont été menés avec l’implication effective, la responsabilisation et la participation des populations, dans la gestion des ressources et de leur espace vital notamment.
Au demeurant, la Journée Nationale de l’Arbre (JNA) et ses activités connexes dont la réalisation des « Bois des Héros de la Résistance », qui consiste à planter des arbres sur des sites de 50 hectares par région, sont la traduction de l’intérêt que porte le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourhamane Tiani, à la restauration de l’environnement et la preuve d’un engagement national à relever le défi de la lutte contre la désertification voire les effets pervers des changements climatiques.
Dans le secteur de l’approvisionnement en eau potable des populations et même du cheptel, le ministère en charge de la question a opté pour la réalisation de Mini-Adduction d’eau potable multi-villages, le transfert de l’eau des zones nanties vers les zones dépourvues, la réalisation d’infrastructures hydrauliques résilientes aux changements climatiques, accompagnées d’unités de traitement d’eau, le renforcement de la gestion intégrée des ressources en eau, la mise en place de nouveaux projets, l’amélioration continue de la qualité du service public de l’eau et la construction d’infrastructures d’approvisionnement en eau potable des populations à travers la Nigérienne des Eaux (NDE) et la Société du Patrimoine des Eaux du Niger(SPEN) dans toutes les huit régions de notre pays.
D’ailleurs, à titre illustratif, en ce qui concerne la NDE, le bilan financier cumulé des deux années 2024-2025 fait ressortir un bénéfice net de cinq (5) milliards de FCFA, contre soixante (60) millions de FCFA qui auraient pu être perçus en termes de dividende par l’Etat avec la gestion de la SEEN, filiale du groupe français Veolia.
Toujours au cours de cet entretien télévisé à bâtons rompus, le ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement est largement revenu sur les conséquences fâcheuses, les dégâts en somme, de l’exploitation de l’uranium par la France sur la nappe phréatique et le sol à Arlit et ses environs, la situation du fleuve Niger, le sempiternel problème d’eau de Zinder et l’approvisionnement en eau potable des populations de Niamey, la capitale.
« Effectivement, l’exploitation de l’uranium par la France a impacté de façon négative les écosystèmes et la population qui y vit », dira le ministre qui révèle que « les premières analyses font ressortir effectivement des maladies liées à la radiation et aussi des teneurs hors normes de l’uranium dans l’eau au niveau de certains points ». Face à ce dégât considérable sur le bien-être des populations, l’air, le sol, l’environnement de façon générale, causé par la France à travers la SOMAIR, un Comité a été mis en place par le gouvernement pour suivre ce dossier.
S’agissant du fleuve Niger, principale ressource en eau de surface de notre pays, aujourd’hui menacé par plusieurs phénomènes dont l’ensablement, plusieurs actions de restauration écologique sont effectuées et d’autres sont en cours sur fonds propres de l’Etat et de certains partenaires.
Enfin, par rapport à la desserte en eau potable des grandes villes, Niamey et Zinder notamment, il s’agit, pour la Ville de Niamey, d’une station de traitement d’eau potable de 100.000m3/J d’un coût de 130 milliards de FCFA en cours de réalisation pour le court terme, l’étude de faisabilité pour la conception d’une usine de traitement d’eau de 300.000m3/J et, en ce qui concerne la Ville de Zinder, le lancement et le démarrage prochain d’un projet d’environ 100 milliards de FCFA pour l’alimentation en eau potable des populations des villes de Zinder, Mirriah et des villages environnants.
Moustapha Alou (ONEP)

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